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Retour aux nouvelles 10 décembre 2019

Chronique sur la relève agricole : Poulailler Portn'Oeuf

Commencer en « œuf »

Johanne Martin
Collaboration spéciale

 À la Ferme Jucy de Saint-Alban, dans une partie des installations qui abritaient auparavant des vaches laitières, les poules pondeuses de Laurence Petitclerc caquettent joyeusement. Aux commandes de Poulailler Portn’Oeuf depuis février 2018, la jeune diplômée en gestion et technologies d’entreprise agricole voit grand.    

La poursuite des activités par une relève intéressée n’avait rien d’une certitude pour les parents de Laurence. D’autant que la productrice d’œufs, l’aînée d’une famille de quatre enfants, s’était d’abord inscrite en éducation spécialisée. Mais celle-ci changera d’idée en cours de formation, puis sera choisie pour bénéficier du Programme d’aide au démarrage de producteurs d’œufs dédiés à la vente directe. Une nouvelle aventure allait commencer.

« Le formulaire du Programme lancé par la Fédération des producteurs d’œufs du Québec ressemblait au plan d’affaires que j’ai eu à réaliser comme projet de fin d’études. J’ai donc fait d’une pierre deux coups et j’ai été l’une des cinq personnes sélectionnées, la seule dans la région de Portneuf. Mon père a travaillé à aménager le poulailler dans l’ancienne étable et la Ferme me loue une partie des bâtiments », raconte l’entrepreneure de 23 ans.

Grandir et foncer
Étape par étape, comme elle le dit si bien elle-même, Laurence accroît sa production. De 500 poules en liberté au départ, elle en possède aujourd’hui 560 et prévoit passer à 860 en mars prochain. Depuis le mois de mai, 80 cailles ont également fait leur apparition dans les espaces occupés par Poulailler Portn’Oeuf. Ce printemps, dans une construction en retrait, 300 poulets de chair nourris au grain viendront aussi enrichir l’offre de l’entreprise.

« Pour l’instant, je vends en libre-service à la ferme, dans des marchés publics et j’ai des points de dépôt sur le territoire, précise la jeune femme. Je suis en train de m’organiser pour acquérir une machine qui me permettra d’étamper un code sur les œufs, de les laver et de les classer. Il y aura une nouvelle salle dans l’étable avec des murs lavables. Ceci fera en sorte que j’aurai bientôt la possibilité d’être présente dans les petits commerces. »   

Si elle doit encore composer avec une demande très variable, Laurence Petitclerc soutient par ailleurs que les règles auxquelles il lui faut se conformer sont souvent contraignantes puisqu’elles ne sont pas adaptées aux petites productions. Cette digne représentante de la relève agricole ne baisse toutefois pas les bras et continue de foncer. « Ça va bien parce que tout le monde m’aide et y croit : la famille, les amis, les clients… », conclut-elle.

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