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Retour aux nouvelles 11 septembre 2020

Chroniques relève : Deux sœurs et cie / Ferme Syldia

Anne-Sophie et compagnie

Johanne Martin
Collaboration spéciale

« À 22 ans, c’est le temps de faire des projets! », exprime spontanément Anne-Sophie Paquet. Relève de la Ferme Syldia, fondée par ses parents, mais aussi entrepreneure en démarrage pour Deux sœurs et cie, la productrice neuvilloise carbure aux défis. « Nous voulons qu’à la boutique, les gens puissent faire presque toute leur épicerie. »

Cette fameuse boutique, c’est la dernière-née qui permet aux deux entreprises de vendre sur place les délices de la ferme : découpes de bœuf, de porc, de chevreau, œufs, poulets de grain, produits de l’érable, légumes, terrines, rillettes et pâtés de foie. Des mets préparés y seront éventuellement aussi offerts. « Sur la route 365, nous profitons d’un emplacement qui nous donne une belle visibilité et en plus, la demande est là », commente Anne-Sophie.

La nouvelle construction était « dans les plans, mais pour plus tard ». Les marchés publics et de Noël – Pont-Rouge, Stoneham, Limoilou, Sainte-Catherine-de-la-Jacques-Cartier, Cap-Santé, Neuville –, de même que certains événements tels que les Fêtes Gourmandes, ont suscité chez le public un réel engouement pour les trésors combinés de la Ferme Syldia et de Deux sœurs et cie, qu’Anne-Sophie a mise sur pied avec sa jumelle Catherine, en 2018.

« C’est notre troisième année de vente directe et il y a beaucoup de clients qui souhaitaient nous suivre à l’année », justifie la diplômée en gestion et technologies d’entreprise agricole du Cégep de Lévis-Lauzon. « Ça fait d’ailleurs partie de notre philosophie de garder le contact avec le consommateur. Dans la boutique, nous misons sur une offre locale; la nôtre d’abord, puis celle d’autres producteurs. On vise une plus-value, que ce soit différent de l’épicerie. »

Rien ne l’arrête!
Si Anne-Sophie peut à la fois compter sur la confiance de ses parents et de partenaires financiers pour réaliser ses projets – après la boutique, elle aimerait agrandir les installations pour augmenter le nombre d’animaux et avoir une cuisine de transformation –, le processus de transfert de la Ferme Syldia commence aussi à se profiler à l’horizon. Et puisque rien ne semble être à son épreuve, elle brille également par ses engagements dans la communauté.

« Je suis nouvellement présidente du Marché public de Pont-Rouge, administratrice de la Table de concertation agroalimentaire de Portneuf et il m’est arrivé d’être invitée au cégep où j’ai étudié pour parler de relève, de démarrage d’entreprise et des femmes en agriculture, car je vis en fait toutes ces réalités », conclut celle qui s’est illustrée à l’occasion de concours très prestigieux, dont OSEntreprendre, Sur les traces de Louis-Hébert et Chapeau, les filles!

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Si seuls Anne-Sophie (à gauche sur la photo) et son père Sylvain travaillent à temps plein sur la ferme, la sœur jumelle de la jeune productrice, Catherine (qui deviendra avocate) (à droite sur la photo), sa mère Diane et son autre sœur, Marie-Claude (absente de la photo), donnent aussi un coup de main. Crédit photo : Johanne Martin