Retour aux nouvelles 26 septembre 2022

Chronique sur la relève agricole : Miel & Co.

Pas de répit pour les abeilles de Miel & Co.

Yannick Lepage
yannick.lepage@courrierdeportneuf.com

Christina Fortin-Ménard et David Lee Desrochers se plaisent à raconter que c’est une audition pour l’émission L’amour est dans le pré qui les a unis dans leur projet de vie de couple. On peut dire aujourd’hui que c’est le miel qui les tient bien collés depuis la fondation de leur entreprise apicole Miel & Co.

Après avoir quitté les Forces armées canadiennes, David Lee se forme au métier d’apiculteur. Cette passion de jeunesse se matérialise enfin en 2018 avec l’achat d’un terrain dans le rang du Coteau-des-Roches, à Portneuf.

Christina et David Lee débutent la production de miel en vrac et effectuent leurs premières ventes en 2021. Cette même année, deux apiculteurs de la région délaissent leur production. Miel & Co. en profite alors pour acquérir leurs ruches. Aujourd’hui, leur entreprise compte 1400 ruches réparties sur 70 sites dans la région de la Capitale-Nationale.

Plus près des gens
« On a commencé en vendant des barils de miel, mais on voulait surtout se rapprocher des gens », raconte Christina. Le couple s’est affairé à construire une boutique puis à développer des produits à base de miel et d’autres ingrédients que les abeilles transforment, tels que la propolis et le pollen. Cette marchandise est vendue dans plus d’une centaine de points de vente partout au Québec, de Beauharnois à Sept-Îles. Miel & Co. va aussi à la rencontre des Portneuvois en tenant un kiosque au Marché public de Deschambault.

Des visites guidées sont offertes par l’entreprise. Les participants peuvent alors enfiler la cagoule protectrice et découvrir l’activité intense des abeilles dans une ruche. C’est un excellent moyen pour voir de près le travail de ces ouvrières infatigables.

Démystifier l’importance des abeilles
En choisissant de se rapprocher des consommateurs avec leurs produits, Christina et David Lee désirent les sensibiliser et leur rappeler l’importance de la biodiversité.

« Pour produire un kilogramme de miel, ça prend quatre millions de fleurs », expose David Lee. De plus, par leur travail dans les champs, « les insectes pollinisateurs sont responsables du tiers du contenu de notre garde-manger ».

Une production fragile
Pour déterminer l’emplacement d’une ruche, les apiculteurs de Miel & Co. doivent étudier plusieurs paramètres : la proximité de fleurs à pollen avec une bonne biodiversité pour que les abeilles trouvent leur butin sans s’épuiser, et ce, à une bonne distance des monocultures comme le maïs, les pommes de terre et le soya puisque les pesticides répandus dans les champs sont nocifs pour les abeilles. David Lee et Christina ont aussi décidé de laisser les ruches au même endroit pour toute la période de production afin d’éviter de stresser les ouvrières lors du transport.

L’hiver : au ralenti pour les abeilles, mais pas pour les apiculteurs
Les colonies d’abeilles réduisent considérablement leurs activités durant la saison froide, sans pour autant s’arrêter pendant l’hivernation. De leur côté, Christina et David Lee en profitent pour planifier leur prochaine saison de production et pour préparer le Défi pissenlits. Cet événement encourage les propriétaires à laisser pousser les pissenlits sur leur gazon tout le mois de mai, le temps de laisser profiter les abeilles de ces fleurs hâtives pour consolider la colonie.

Pour plus d’informations, visitez le site Web de Miel & Co.

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